FuturaMat, le bio-plastique, matière pratique

1er février 2012 (mis à jour le 1er mars 2012)

Malgré sa mauvaise réputation de pollueur, le plastique est omniprésent dans notre vie quotidienne et l'on imagine mal s'en passer. C'est pourquoi la société FuturaMat, basée dans la Vienne, près de Poitiers, a choisi de miser sur une nouvelle génération de plastiques, en évitant le pétrole. Fabriquées à base de farines végétales (blé, bois...), ces matières, totalement ou partiellement biodégradables, permettent de réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Elles sont surtout parfaitement adaptées aux besoins de l'industrie plasturgique : bâtiment, emballage, agriculture...

Granulés de bio-plastiques

Crédits photo : Sammy Bonifait

Les quatre familles FuturaMat propose quatre familles de "compounds", le nom donné aux granulés plastiques : PolyFibra® (bâtiment, emballage, pièces techniques...), BioFibra® (emballage, pièces techniques), PolyCérès® (horticulture, emballage), BioCérès® (horticulture, emballage). Ils sont concoctés à partir de trois à huit ingrédients de base, dont la farine de bois et de blé à laquelle on ajoute un bio-plastique issu de la fermentation de céréales. « Dans notre métier, il faut apprendre à faire avec les matériaux que l'on a : aujourd’hui, on utilise des céréales, demain on travaillera sans doute avec des déchets de biomasse, de la cellulose... », souligne Sandra Martin, directrice. « En attendant, nos produits présentent un bilan carbone quasi neutre et leur transformation permet de réaliser des économies d'énergie de l'ordre de 15 à 30 % si l'on compare à des plastiques d'origine pétrochimique ».
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Carte d'identité de l'entreprise

FuturaMat en chiffres
- Date de création : 2005
- 3 salariés
- Chiffre d’affaires : 500 000 € en 2011 (doublement prévu d’ici 2014)
- Production 2011 : 500 tonnes
- Clients : Bioplants, Bois tourné aquitain, MC Plast

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