Vers un Outre-Mer exemplaire
Créé le 25 avril 2008 - Actualisé le 16 février 2010
Jean-Louis Borloo et le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Christian Estrosi ont installé mercredi 6 février 2008 le "comité opérationnel Outre-mer" du Grenelle Environnement. L’enjeu : conjuguer la protection d’un patrimoine naturel exceptionnel et le développement économique de cette région.
"Ce comité est le chantier le plus dense et le plus exaltant qui soit. Avec un patrimoine naturel exceptionnel et un potentiel de développement important, l’Outre-Mer doit être un espace d’ exemplarité pour le développement durable, comme s’y est engagé le Grenelle Environnement " a déclaré Jean-Louis Borloo.
Un patrimoine naturel exceptionnel
L’Outre-Mer français représente 97% de la superficie des eaux maritimes françaises, qui s’étendent de l’Antarctique à l’Atlantique nord en passant par les mers tropicales et le Pacifique, faisant de la France, la deuxième plus grande surface océanique du monde après les Etats-Unis.
Il possède également une très riche biodiversité : plus de la moitié des cétacés et pinnipèdes existants, 98% des vertébrés, 96% des plantes vasculaires, 100 fois plus de poissons d’eau douce, 60 fois plus d’oiseaux, 26 fois plus de plantes et 3,5 fois plus de mollusques endémiques qu’en métropole.
C’est l’un des derniers grands massifs de forêt tropicale non encore fragmenté par les activités humaines et le second lagon du monde, comprennant 14 des 17 éco-régions françaises.
"Vers un Outre-Mer exemplaire"
Le comité est organisé en sept ateliers qui vont plancher sur les thèmes du plan "Vers un Outre-Mer exemplaire"* : énergie, gestion des déchets, risques naturels, biodiversité, activités extractives, pollution aquatique et changement climatique et santé.
Des propositions pratiques et novatrices
Les ministres veulent des propositions pratiques. Ils ont particulièrement insisté sur l’apport, pour la métropole, du savoir-faire de l’Outre-Mer notamment dans le domaine des énergies renouvelables, et de l’opportunité unique de développer une nouvelle économie ultramarine. L’objectif : élaborer "une vitrine technologique française" exportable dans des dizaines d’Etats du monde.
Un calendrier serré
A la tête du comité : Nassimah Dindar, présidente du conseil général de La Réunion, trois députés d’Outre-Mer et les présidents des conseils généraux de Guadeloupe et Guyane. Deux chefs de projet ont également été désignés : Philippe Leyssene, pour le secrétariat à l’Outre-mer, et Colin Niel, pour le ministère du Développement durable. Madame Diindar a annoncé que les premières mesures d’ordre législatif devaient être élaborées pour le 15 mars 2008.
Jean-Louis Borloo et Christian Estrosi ont également signé la lettre de mission de préfiguration du plan "La Réunion 2030" qui vise à supprimer les énergies fossiles au profit de sources renouvelables.
Pour en savoir plus : l’article du site du ministère du Développement durable













